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Book

New York: Un Tremplin Pour l'Humour ? 6 Questions au Comte de Bouderbala

jeudi 18 décembre

By Florian

1

On le voit partout dans les couloirs du métro... L’homme arborant un chapeau de fou à grelots, puis on lit « Succès ! Prolongations au République jusqu’en Janvier 2015 ». Cet homme, c’est le Comte de Bouderbala. Son succès en France est indéniable, mais saviez-vous qu’il était également connu sur les scènes de nombreux stand-up comedy clubs de New York sous le nom de Sami ?

Nous avons donc eu l’immense privilège de rencontrer le Comte de Bouderbala (le comte des guenilles), entre ses deux spectacles quotidiens du samedi soir au République. Nous avons passé plus d’une heure à discuter autour d’une bonne bouteille de vrai rhum des Caraïbes. Voici ce que le Comte avait à nous dire :

2

Parisianist: Avant tout, racontez-nous un peu votre vie avant de devenir le comique à succès d’aujourd’hui ?

Sami: J’ai commencé par être joueur professionnel de basketball dans l’équipe de Saint-Denis, la ville d’où je viens (NDLR : une ville en banlieue parisienne). Mais l’avenir étant peu prometteur, j’ai décidé de partir aux Etats-Unis pour poursuivre mes études de commerce. C’est à l’université du Connecticut (UCONN) que, par chance, ma coiffeuse m’a mis en relation  avec la personne gérant le département sport de l’université. Et en un claquement de doigt, je me suis retrouvé à jouer dans la prestigieuse équipe de basket universitaire de UCONN! Un rêve devenu réalité.

3

Parisianist: Comment s’est effectué le passage de joueur professionnel à comédien?

Sami: Une blessure à l’épaule m’a contraint d’arrêter le basket. Je suis rentré en France pour me lancer dans mon autre passion, le stand up. Les Etats-Unis trottaient cependant toujours dans ma tête et après une expérience plutôt désagréable avec un présentateur de télévision, je suis parti du jour au lendemain à New York. J’ai rencontré Chris Rock dans la rue par chance et il m’a donné quelques noms et contacts de grands comedy clubs de la ville. Quelques jours après, le temps de traduire ou de travailler sur de nouveaux sketches, j’étais sur scène !

4

Parisianist: Quelles sont les différences entre le stand-up Français et Américain?

Sami: Le stand-up est une tradition très Française, mais aujourd’hui, New York est réellement devenu le centre névralgique mondial du stand-up. Le public y est difficile. Si vous ne faites pas rire, vous prenez la porte. La concurrence aux Etats-Unis est bien plus rude qu’en France et il faut vraiment travailler, travailler et travailler encore pour rester au top. Il n’y a donc que les bons qui se produisent régulièrement à New York et de ce fait, c’est le meilleur endroit pour apprendre le métier.

5

Parisianist: Les différences culturelles et les différences d’humour ont-elles été un atout ou un frein à votre succès américain et français ?

Sami: Le fait d’être Français aux Etats-Unis a de bons et de mauvais côtés. L’avantage, c’est que mon accent plaît. Mais l’humour est très culturel et j’ai dû faire un gros travail pour m’adapter à l’humour américain, beaucoup plus dans l’instant présent. Aux Etats-Unis, il est important de trouver un angle à votre sketch avec des références américaines. Tout le monde là-bas connaît la France et a en tête des stéréotypes. C’est avec ça que je jongle. Par ailleurs, je sens une plus grande liberté aux US. 

6

Parisianist: Quand des amis des ETATS-UNIS vous rendent visite, que leur conseillez-vous?

Sami: Les soirées sympas étant généralement privées, contrairement aux Etats-Unis, je conseille à mes amis d’aller au Crazy Horse, au bar à cocktails Le Coq, dans des restaurants traditionnels (Chez Francis) ou sur une terrasse d’un café typiquement parisien! Et bien sûr, ils peuvent toujours aller voir mon spectacle, prolongé jusqu’en Janvier 2015. D’ailleurs, j’ai commencé à écrire un nouveau spectacle en Français pour 2015, et je vais sans doute faire un tour à New York pour retrouver les Comedy Clubs que j’aime tant. 

7

Parisianist: Si l’on devait vous comparer à un comique Américain, ce serait qui?

Sami: Personne ! C’est une chose très Française de comparer les artistes les uns aux autres, mais ce n’est pas comme ça que ça se passe aux Etats-Unis. Je préfère avoir mon identité propre plutôt que de marcher dans l’ombre de quelqu’un d’autre. Je suis autodidacte et j’ai réussi parce que j’ai beaucoup observé et travaillé. J’ai énormément appris à New York et sans ses Comedy Clubs, je ne serais sûrement pas le même Sami, Comte de Bouderbala que je suis aujourd’hui.

 

Nous remercions Sami pour son temps et son accueil on ne peut plus chaleureux, ainsi que toute son équipe. Il ne vous reste plus qu’à réserver vos places pour aller voir le Comte de Bouderbala sur scène en cliquant ici.

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